Droit de savoir n° 205 / Avril - mai - juin 2026
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⚠️Les mesures que veut prendre le gouvernement Arizona menacent directement l'enseignement, les services publics et la jeunesse et, dans les universités, ça nous concerne !
🎬Cette vidéo vous présente très rapidement en quoi réside le problème : les dépenses suivent l'économie belge mais les recettes ne suivent pas.
🤔De 2011 à 2024, la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB, qui finance nos écoles, nos jeunes, nos crèches, la culture, les universités...) a perdu 1,2 milliards € de recettes. Aujourd'hui, le déficit est d'environ 1,3 milliard €. Si, donc, les recettes augmentaient comme l'économie, le déficit serait minime.
📢La vraie question n'est donc pas de savoir si on dépense trop, mais si on finance suffisamment la FWB.
🤔Les partis de la majorité, MR et Les Engagés, répètent que la seule solution est de faire des économies. Pourtant, concomitamment, la même majorité a décidé, en Wallonie, de baisser les impôts sur les grandes fortunes. Or chaque année, la FWB verse de l'argent à la Région wallonne. Si le gouvernement wallon n'avait pas baissé les impôts sur les plus riches, la Wallonie n'aurait pas besoin de l'argent de la FWB et, par voie de conséquence, la FWB ne devrait pas faire d'économies sur le compte de nos crèches, nos écoles et nos universités.
📢Ce n'est donc pas une fatalité économique mais un choix politique auquel s'opposent de nombreuses centrales syndicales et organisations de jeunesse.
📅C'est pourquoi, la CNE, les Jeunes CSC et de nombreux autres manifesteront à Bruxelles le 9 avril.
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Nos gouvernements s’efforcent de continuer à faire la sourde oreille à la concertation sociale.
Celle-ci garantit pourtant un cadre stable favorable à la cohésion sociale et au partage équitable des richesses. Elle représente un levier de stabilité économique, de protection des salariés et de régulation consensuelle du marché du travail, parce que plus qu'une somme d'individualités, une société est un collectif dont le tout est plus que la somme des parties.
Les mesures actuellement sur la table attaquent l'enseignement (entre autres par les économies projetées), la recherche (entre autres par la remise en question de la ristourne pour les employeurs du précompte des chercheurs), allongent les carrières, dérégulent le travail (horaires élargis, possibilité de temps de travail inférieur à ⅓ temps, multiplication des contrats à durée déterminée) et menacent gravement la sécurité sociale (pensions publique et privée, soins de santé, remise au travail des malades fondée sur la durée et non sur la santé, diminution des cotisations sociales patronales, etc.).
Loin de cela, nous sommes attachés à la cohésion sociale et aux systèmes de protection contre la pauvreté et la précarité qui contribuent à la stabilité économique et politique de notre pays.
C'est pourquoi nous voulons :
C'est pour cela que les organisations syndicales appellent à la grève en cette fin novembre :
Nous avons été 140 000 à nous rassembler à Bruxelles le 14 octobre. Ces trois jours de grève de novembre contribueront aussi à faire reculer les projets antisociaux de l'Arizona !
Les mesures que prend et qu'envisage de prendre notre gouvernement menacent gravement nos universités. Nous voulons défendre l'université en tant qu'institution dont la valeur n'est pas que marchande, une institution qui assure une recherche et un enseignement indépendants, sans contrainte utilitaire, une institution dont la pratique critique contribue à la réflexivité de la société dans laquelle elle est inscrite. L'enseignement supérieur est directement concerné par un financement fragilisé de la recherche, une perte d'attractivité internationale (durcissement des règles de séjour et de regroupement familial), une précarisation des statuts et une perte de revenus futurs (y compris pour les pensions), une fin de carrière plus difficile.
Parce que nous nous opposons à l’appauvrissement de notre société, des plus faibles d’entre nous, de la classe moyenne et des travailleur·euses de ce pays, une manifestation nationale, soutenue par le front commun syndical, est organisée le mardi 14 octobre 2025 à Bruxelles. Objectifs ? Dénoncer la politique de l’Arizona et mettre sous pression ses représentant·es afin qu’ils et elles fassent marche arrière.
L’action collective des derniers mois a porté ses fruits, que ce soit en sauvant provisoirement le système d’indexation automatique des salaires ou en poussant le gouvernement à abandonner la réintroduction du jour de carence. Plus la manifestation de ce mardi 14 octobre sera massive, plus l’Arizona (déjà fragilisée sur plusieurs dossiers) devra entendre et respecter notre voix.
Nous voulons nous regrouper autour de ce qui nous rassemble : l'université. C'est pourquoi, en front commun et avec "Université en Colère", nous, invitons chaque membre de la communauté universitaire à se sentir concerné par ce combat, à se rassembler à ce titre et à rejoindre le "bloc" des universités de la Marche pour l'Emploi
Avec vous toutes et tous, nous allons faire reculer l’Arizona !

La délégation CNE et le collectif « Université en colère », qui regroupe des membres des différents corps de toutes les universités francophones désireux de se fédérer pour défendre l’université et ses missions, vous invitent conjointement à une assemblée du personnel, mercredi 8 octobre, de 12h30 à 14h, à l'auditoire SUD09 (place Croix-du-Sud, à Louvain-la-Neuve).
Cette rentrée académique s'accompagne en effet d'un nouveau train de mesures décidées cet été par notre gouvernement. Même si la plupart d'entre elles doivent être débattues à la Chambre, leur impact social serait important (citons e.a. le plafonnement des délais de préavis à 52 semaines, d’où des licenciements plus « faciles », la suppression de l’obligation d’une durée hebdomadaire d’au moins un tiers temps, les attaques contre les pensions, de nouvelle diminution des cotisations sociales patronales, scandaleuses sur le plan de la justice fiscale).
Convaincu·es de la nécessité de nous mobiliser contre un projet de société dangereux pour le personnel des universités, mais aussi pour la société tout entière, nous proposons de consacrer ce moment de débat collectif, outre le détail de ces mesures, à la détermination de nos moyens d’actions à court terme et à plus long terme.
La mobilisation du 14 octobre sera largement évoquée, ainsi que les actions que la CNE-UCLouvain et Université en Colère souhaitent développer avec vous.
Quelques liens utiles :
Nous vous attendons nombreux le 8 octobre.
Possibilité pour les membres du personnel d'y assister à distance, sur inscription auprès de secretariat-cne at uclouvain.be
Voir aussi :
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Dans ce numéro spécial :
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La CSC et la FGTB en front commun appellent à une journée d'action et de grève le 29 avril, contre les mesures antisociales prévues par le gouvernement Arizona.
Pour en savoir plus :